Open Data, le témoignage de Jean-François Vial : il faut continuer à explorer et co-construire

Il n’y a jamais une seule et unique manière de faire les choses.

L’écosystème OpenSource nous montre tous les jours qu’il est possible et pertinent de repenser la manière d’accomplir certaines tâches, quitte à faire co-exister des projets qui fournissent des services similaires. Cet écosystème de projets permet à la communauté d’explorer diverses voies, de tester diverses méthodes et d’en tirer profit pour améliorer les outils. Pourquoi en serait-il autrement pour l’OpenData ?Une remarque revient souvent : pourquoi n’y a-t-il pas un seul format pour chaque type de données, pourquoi n’existe-t-il pas un seul système de gestion de portails de données, un seul format d’API ? N’est-ce pas du temps perdu ? N’est-ce pas un frein qui empêche d’aller plus avant ? Je ne pense pas, au contraire.

L’OpenData a besoin que des personnes, développeurs ou non, explorent les modes d’exploitation, de partage, de contribution et d’agrégation des données. Ce monde là a besoin de grandir par le biais d’innovations, de tests, de débats, de convergences et aussi d’échecs. Parce qu’il est encore relativement jeune, mais aussi parce sa matière première est multiple et changeante, voire parfois encore à découvrir, ce monde là ne peut pas être figé. Il n’y aura pas de consensus, du moins avant longtemps, et c’est tant mieux. L’innovation, qu’elle soit sociale, technique ou comportementale ne saurait naître d’un consensus. C’est le fourmillement d’initiatives, à tous les niveaux du cycle de vie de la donnée, qui favorisera l’innovation.

Jean-François Vial en quelques mots :

 

Jeff

Développeur web – Administrateur système – Évangéliste Open-Source et Open-Data – Libriste – pur fruit des 80’s

Créateur de Modulaweb.

Co-organisateur des «Apéros entrepreneurs» de Montpellier